Les amis de Shéhérazade

Les amis de Shéhérazade

Carmen, oiseau rebelle


L'oeuvre

En juin 1872, juste après l’échec de Djamileh, Adolphe de Leuven, le directeur de l’Opéra-Comique, passe une commande à Bizet.

Celui-ci propose de s’inspirer de l’œuvre de Mérimée, Carmen, et confie l’écriture du livret au célèbre duo que forment alors Henri Meilhac et Ludovic Halévy.

Les deux complices vont s’employer à rendre acceptable, pour le public bourgeois, un sujet très éloigné de ceux que leur confiait habituellement Offenbach avec lequel ils avaient cosigné plus d’un succès. C’est ainsi qu’ils inventent le tendre personnage de Micaëla. Chaste et pure, pleine de fraicheur et de naïveté, à l’image des jeunes demoiselles à marier qui accompagnent leurs respectables parents aux soirées de la Salle Favart, la jeune fille éclaire par contraste la fougueuse et sauvage Carmen, celle dont le nom signifie «charme» en latin. 

Meilhac et Halévy créent aussi Escamillo, le toréador (terme qui a été inventé pour cet opéra), personnage pittoresque et conventionnel en qui se résument tous les rivaux avec lesquels Don José devait accepter de partager Carmen dans la nouvelle de Mérimée.

Carmen allie et mélange deux dominantes iconographiques de la musique populaire : celle de l'Espagne et celle des bohémiens dont le mot d'ordre est la liberté. L'exotisme ainsi créé reste cependant imaginaire, Bizet n’a en effet jamais mis les pieds en Espagne, et reflète plus une représentation personnelle d'univers musicaux lointains créés de toute pièce par le compositeur qu'une citation naturaliste de musiques populaires existantes.

Si Carmen est aujourd’hui l’opéra le plus joué au monde, il fut accueilli fraichement par le public lors de sa création.

Pourtant l’œuvre adopte la forme habituelle des ouvrages donnés à l’Opéra-Comique. Carmen alterne numéros chantés, dialogues parlés et divertissements dansés. L’intrigue se déroule avec une impeccable efficacité dramatique : Carmen séduit Don José, le plonge dans le désespoir et, quand elle l’abandonne pour Escamillo, il la tue.

Le spectateur de la salle Favart, qui venait en famille, habitué des opéras comiques à fin heureuse, apprécia les deux premiers actes avec le chœur des gamins (« Avec la garde montante »), l’entrée des cigarières (« La cloche a sonné »), les couplets d’Escamillo (« Votre toast… ») ou le quintette des contrebandiers (« Nous avons en tête une affaire »), mais fut choqué et scandalisé par l’héroïne aux mœurs légères et aux passions «réalistes» qui, de plus, est assassinée sur la scène à la fin de l’ouvrage.

Malade et très affaibli, Bizet meurt d’un infarctus le 3 juin 1875, un peu après la trentième représentation de Carmen. Il n’a que 36 ans !

Le compositeur est mort sans savoir quel fabuleux destin allait connaître sa Carmen.

Les représentations parisiennes de Carmen s’arrêtent après la mort du compositeur. Ce n’est qu’après avoir fait le tour du monde et avoir subi bien des modifications, que Carmen reviendra à Paris, le 21 avril 1883 à la Salle Favart.

Pour représenter Carmen en dehors des salles d'opéra-comique, les dialogues parlés ont été retranscrits en récitatifs, composés par Ernest Guiraud après la mort de Bizet, afin que l'opéra soit intégralement mis en musique.

Cette version est encore aujourd’hui controversée et la composition originale de Georges Bizet, avec les dialogues parlés, est aujourd’hui souvent représentée.



Carmen: le personnage

Carmen sort des conventions dramaturgiques en mettant au premier plan une héroïne exceptionnelle, archétype de la femme libérée, qui va à l'encontre des codes traditionnels des personnages d’opéra. Cette indépendance la plus totale a fortement choqué le public du XIXème siècle.

Ce personnage de «femme fatale» se transpose plus facilement dans une époque contemporaine.

Carmen, gitane passionnée, impulsive et volage, est une femme non-conformiste, vivant dans une société austère où la pensée, l'amour, le comportement et le corps sont freinés et réglementés. Carmen est sans patrie ni attaches, et cette caractéristique la différencie déjà du reste de la société. Elle défend un idéal de vie libre et préfèrera mourir plutôt que de vivre enchaînée.



Carmen : l’interprétation

Sur le plan vocal, le rôle de Carmen compte parmi les rares rôles de mezzo-soprano de premier plan et se caractérise par une tessiture très étendue, où le timbre médium se prête à la séduction et la langueur du personnage, illustrant la large palette des sentiments de l'héroïne. Carmen implique donc également une émancipation musicale.

Carmen est devenue un personnage mythique, comme le Don Giovanni de Mozart dont elle partage la  farouche volonté de défier les hommes et leurs croyances jusqu’à la mort. Elle intrigue et passionne au-delà du public habituel de l’opéra. Chacun peut s’en faire une idée et la retrouver dans les différentes facettes du personnage mais c’est avant tout la musique de Bizet qui lui donne son mystérieux rayonnement. Et c’est pour cela que toutes les plus grandes chanteuses ont désiré l’incarner comme Teresa Berganza, Elina Garanca, Marilyn Horne, Nancy Fabiola Herrera, María José Montiel, Béatrice Uria Monzon ou encore Karine Deshayes



Carmen : l’histoire

Carmen, jeune bohémienne et grande séductrice, n’en est pas moins une femme rebelle qui déclenche une bagarre dans la manufacture de tabac où elle travaille.

Le brigadier Don José, chargé de la mener en prison, tombe sous le charme et la laisse s’échapper. Pour l’amour de Carmen, il va abandonner sa fiancée Micaëla, déserter et rejoindre les contrebandiers. Mais il est dévoré par la jalousie et Carmen va se lasser de lui et se laisser séduire par le célèbre torero Escamillo…

Acte I

Vers 1820, la manufacture de tabac est la principale attraction de Séville. Sous la surveillance de l’armée, les badauds viennent observer les cigarières qui travaillent à la prospérité de la ville.

Parmi elles, se distingue Carmen, une séductrice qui choisit ses amants au gré de sa fantaisie. Les hommes qui s’empressent l’intéressent moins que Don José, un brigadier taciturne. Elle lui lance une fleur avant de rentrer à l’atelier. Impressionné, José reçoit la visite d’une jeune fille de son village qui lui apporte une lettre de sa mère. Ce souvenir le réconforte et il envisage sereinement son mariage avec Micaëla.

La sortie désordonnée des cigarières interrompt sa lecture. Une rixe vient d’éclater. Le lieutenant Zuniga ordonne à José d’arrêter Carmen. Après s’être dérobée aux questions, elle tente d’amadouer José qui ne peut résister à sa séduction. Elle lui donne rendez-vous à la taverne de Lillas Pastia et il la laisse s’échapper.

Acte II

Un mois plus tard, Carmen et ses compagnes Frasquita et Mercédès dansent chez Lillas Pastia. Zuniga et d’autres officiers prolongeraient bien la soirée mais les femmes les congédient. La fermeture de la taverne est retardée par le passage du torero Escamillo et de son cortège. Le héros de l’arène remarque aussitôt Carmen, qui le repousse comme elle a repoussé Zuniga.

Après leur départ, les femmes accueillent le Dancaïre et le Remendado, des contrebandiers. Carmen refuse de les suivre : elle attend José qui sort de la prison où son évasion l’a jeté. Elle commence à danser pour lui quand résonne l’appel de la caserne. Quoique dégradé, José est résolu à faire son devoir. Mais Zuniga fait irruption, à la recherche de Carmen. Les contrebandiers séparent les deux jaloux et José doit les suivre dans la clandestinité.

Acte III

La caravane des contrebandiers s’établit aux portes de Séville. En attendant de passer les marchandises, les femmes tirent les cartes. Lassée de José, Carmen lit dans les siennes sa fin tragique. Elle emmène ses compagnes amadouer les douaniers pendant que José, dévoré de jalousie, garde le camp.

Non loin de là, Micaëla le recherche pour le ramener dans le droit chemin. Mais c’est le torero Escamillo que José arrête dans les rochers : il attend Carmen dont il est amoureux. Les deux hommes s’affrontent au couteau. Le retour de Carmen interrompt le combat et Escamillo invite la bande aux courses de Séville. Au moment de lever le camp, les contrebandiers découvrent Micaëla.

Elle parvient à convaincre José de la suivre pour retrouver sa mère mourante.

Acte IV

À l’entrée des arènes de Séville, l’animation est à son comble quand arrive le défilé de la quadrille.

Escamillo entre avec Carmen à son bras : le danger les menace tous deux : Escamillo dans l’arène, Carmen en la personne de José que la garde n’a pu arrêter chez sa mère et qui est venu rôder autour de la fête. Les deux anciens amants s’affrontent pendant la corrida. Repoussant supplications, promesses et menaces, Carmen jette à José la bague qu’il lui avait offerte. Il la tue puis se livre à la foule.




15/10/2016
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Les interprètes

Les interprètes



Nour EL HOUDA KOUBAA-GUIGUET
CARMEN / Mezzo soprano

Mezzo-soprano, violoncelliste et chef de chœur, elle est issue d'une grande famille de musiciens de Tunisie.

À 15 ans, elle obtient son diplôme de musique du conservatoire de Tunis après avoir travaillé avec les grands maîtres de la musique orientale Slah et Mehdi et Mohamed Sâada.

Elle arrive en France en 1987 pour poursuivre ses études de violoncelle au conservatoire du 5ème arrondissement de Paris avec Annie Cochet, puis dans celle d'Alain Courmont à Chalon-sur-Saône où elle y obtient une médaille de bronze à l'unanimité. Conjointement, elle étudie à l'université Lyon 2 en lettres et civilisations étrangères où elle obtient sa licence en Juin 1994 et rentre au CFMI de Lyon où elle y obtient son diplôme de musicien intervenant à l'école en 1998 .

Cette discipline lui fait découvrir sa «voix». Elle entame par la suite son cursus d'études de chant lyrique dans la classe de Jean-Marc Bruine à l'école de musique de Mâcon où elle y obtient son DEM.

Elle est actuellement assistante spécialisée d'enseignement artistique à Châtillon-sur-Chalaronne et à Montrevel-en-Bresse .

Elle est aussi directrice artistique de l'association « Les Amis de Shéhérazade » qui, grâce au dévouement de ses membres, lui permet de réaliser les projets les plus fous, œuvres en chœur et orchestre : Messe pour la paix de Jenkins, le Gloria de Poulenc, les grands airs et chœurs de Verdi, les Lamentations de Jeremie de Durante et aujourd'hui Carmen de Bizet.

Elle y développe aussi la notion du cours de chant en groupe où la voix est outil de connaissance de soi et source d'énergie... et enfin les Heures musicales de Shéhérazade sous forme de concerts intimes où elle donne l'occasion aux musiciens régionaux de se produire

Elle a chanté récemment l’Élias de Mendelssohn à la Cathédrale de Genève sous la baguette de Florence Kraft Babel . Elle a aussi donné le coup d’envoi du festival lyrique à Hammamet Dar Sebastian fait son opéra.

Actuellement elle multiplie les actions pour dynamiser et donner un souffle nouveau au chant choral en Tunisie .

En tant que française d'origine maghrébine, consciente du poids et du rôle qu'elle a à jouer pour apaiser les tensions liées aux crispations identitaires auxquelles nous assistons, elle met en route les Concerts pour la Paix, désormais inscrits aux programmes, et fait de son héritage une vocation car elle croit fermement que la musique est le langage de cœur.



Catherine MANANDAZA
MICAELA / Soprano

Soprano d'origine malgache, elle se produit sur les scènes françaises et internationales dans un répertoire lyrique éclectique. A l'Opéra du Rhin avec Rousset et les Talens Lyriques dans Il Mercato di Malmantile de Cimarosa, elle débute avec l'un des principaux rôles, la Comtesse Giacinta.

Elle est invitée pour la réouverture de l'Opéra d'Alger et interprète les héroïnes mozartiennes sous la direction de Kouider : Fiordiligi, Donna Anna, la Comtesse des Noces de Figaro, qu'elle donne aussi à l'Opéra de Damas sous la direction de Kalmar. La ville de Xiamen (Chine) l'a conviée récemment à donner un grand récital lyrique avec l'Orchestre symphonique du même nom sur le thème des héroïnes de Puccini. Jean-François Zygel l'a sollicitée pour chanter Les Poèmes pour Mi de Messiaen au Théâtre du Châtelet à Paris.

Idéale pour servir des compositeurs tels que Verdi et Puccini, sa voix l’amène à incarner de grands rôles : Léonore (Le Trouvère) sous la baguette de Lebel à la Salle Gaveau, Tosca dans plusieurs productions, notamment à la Salle 3ooo à Lyon avec Fournier, La Traviata au Palais de l'Unesco à Paris, Aïda (rôle-titre) puis Abigaïlle (Nabucco) sous la direction de Chevtchouk à la Salle 3000 à Lyon, Santuzza (Cavalleria Rusticana) à Tours.

Elle a donné un récital à l'Opéra d'Alger avec l'Orchestre symphonique dirigé par Kouider lors de la 6ème édition du Festival international de musique classique d'Alger, et en concert au festival Piano Folies avec l’Orchestre de la Nouvelle Europe dirigé par Krauze.

Elle affectionne aussi la musique sacrée qu'elle chante régulièrement dans les grandes églises de Paris et de France dont, entre autres, le Requiem de Verdi à Notre-Dame, La Madeleine, au Festival d'Art Sacré de Lourdes, à la Cathédrale du Mans, à l'Amphithéâtre de Lyon avec A .Guérinot, le Stabat Mater de Dvorak au Théâtre de Compiègne.

Récemment, elle s'est produite en Allemagne (Renningen) avec le Requiem de Verdi et sur la scène de la Maison de la Culture de Clermont-Ferrand avec une recréation de La Sulamite de Chabrier sous la direction de Pavon, ainsi qu'à l'Opéra de Béziers en concert lyrique sous la direction de Krauze.

Une personnalité originale, généreuse et attachante qui séduit le réalisateur Philippe Lanfranchi qui en fait le personnage principal de son documentaire «Quai de Scène» diffusé à plusieurs reprises sur les chaînes TV Arte, Muzzik et Mezzo.



Jean-Christophe GREGOIRE-ALBERTINI
ESCAMILLO / Baryton

Après ses premiers pas sur scène comme comédien, parallèlement à son métier d’instituteur, il se consacre pleinement à l’art lyrique et commence sa carrière de soliste dans de multiples productions d’opéras, opéras comiques et oratorios dans les théâtres et grandes salles de France.

Il est remarqué à ses débuts par Jacques Martin qui l'invite à plusieurs reprises dans son émission. Il participe à l'enregistrement du Requiem de Fauré pour la télévision. Il est, avec Catherine Manandaza, le personnage principal du documentaire «Quai de Scène» réalisé par Philippe Lanfranchi.

Fondateur de l’association et du chœur «Voix Si - Voix La» avec qui il produit régulièrement, met en scène et dirige de nombreux spectacles et concerts, comme l’opéra Didon et Enée de Purcell présenté en 2013 et 2014 aux théâtres de Bagneux et Gonesse.

Il tourne également en France deux créations originales, L’Opéra du Vin et L’Homme et la Mer, qu’il a conçues, met en scène et interprète.

Depuis plusieurs années, il est remarqué dans de nombreuses productions : Les Pêcheurs de Perles (Zurga) à Pézenas, Les Mousquetaires au couvent (Brissac) à Arras, Les Saltimbanques (André) au Pin Galant de Mérignac et à Toulouse, Les Cloches de Corneville (le Marquis) à Calais, L’Opéra du Vin en Corse et à Paris, El Canto General au Mans, à Alençon et en Crimée, un concert d’opéra en Chine à Xiamen, etc.

Il est Escamillo dans Carmen à Boulogne, Mazetto dans Don Giovanni à Rabat ( Maroc), Germont dans des extraits de La Traviata sous la direction de Florentino Calvo. Il incarne Papageno dans La Flûte Enchantée pour l’inauguration du nouveau Théâtre du Mans, il participe au Festival Offenbach de Briançon sous la direction de Keck, le Pin Galant l’accueille dans Le Prince de Madrid.

Il participe régulièrement au Canto General au Mans, à Alençon, en Crimée et en Grèce.

En 2015, il dirige La Passion selon Saint Jean de Bach avec le choeur «Voix Si - Voix La» et orchestre.



Georges WANIS
DON JOSÉ / Ténor

De père égyptien et de mère italienne, Georges Wanis a poursuivi de solides études musicales. Tout d'abord au Caire auprès de Violette Makar, il complète son apprentissage dès 1995 auprès de Caroline Dumas à l'Ecole Normale de Musique de Paris.

C'est au sein de cette école qu'en 1998, il est premier nommé à l'unanimité avec les félicitations spéciales du jury. Il obtient ainsi le Diplôme supérieur d'exécution du chant et le Prix de mise en scène avec Michel Roux et Michel Hamel.

De nombreux autres prix dans plusieurs concours internationaux ont ponctué ses débuts professionnels .

Georges Wanis se produit régulièrement tant dans les plus grands rôles du répertoire qu'en récital ou dans des oratorios.

Il est ainsi l'invité régulier des concerts donnés à l'Église Saint-Julien-le-Pauvre à Paris avec un Hommage à Pavarotti qui remporte l'adhésion du public.

Mais si le bel canto est son domaine de prédilection, il est également remarquable dans des œuvres de Bach, Schumann, Berlioz, Cimarosa, Mozart, Saint-Saëns, Honegger, Britten, Monteverdi...

À la scène, il a été Don Ottavio dans le Don Giovanni de Mozart, Nadir dans Les Pêcheurs de Perles de Bizet, Alfredo dans La Traviata de Verdi, Nicias dans Thaïs de Massenet, le Duc de Mantoue dans Rigoletto de Verdi, Faust dans le Faust de Gounod, Cavaradossi dans Tosca de Puccini...

Sa curiosité l'a amené également vers des rôles moins connus du répertoire comme Satyavan dans Savriti de Holst ou dans des créations mondiales comme Ibn Sina (Avicenne) de Michiel Borstlap pour le rôle-titre ou El Nafas de Tarik Benouarka. Bien sûr, il s'est produit dans les plus grand théâtres et festivals tant en France qu'à l'étranger.

Il a travaillé avec les plus grands tels les pianistes Svetlana Eganian, Aldo Ciccolini; Dominique Rouits, Davide Crescenzi, Ivan Filev, Giorgio Crocci, Jung Hwa Moon pour la direction d'orchestre, Alain Fondary, Bonaldo Giaiotti, Giuseppe Giacomini, Wilhelmina Fernandez, Bruna Baglioni, Alain Vanzo, pour les chanteurs ou Vittorio Rossi comme metteur en scène...

Georges Wanis ajoute enfin à cette large palette un sens pour la pédagogie. Il est à l'initiative de master class qui se déroulent chaque année en Egypte, offrant ainsi au pays de sa formation initiale cet amour du chant et de cet art absolu qu'est l'opéra. Il dirige aussi plusieurs chœurs. Il s'investit pour la promotion de l'orchestre égyptien Al Nour Wal Amal, constitué uniquement de femmes non-voyantes.



Jean-François BASTEAU
Pianiste

Après avoir effectué ses études au Conservatoire national de région de Nancy, il obtient en 1979 une Médaille d'or en piano. En 1981, il obtient le Prix inter-régional de piano à Strasbourg et, en 1983, un Diplôme supérieur d'enseignement à l'École Normale de Musique de Paris.

Depuis 1985, il enseigne le piano ainsi que l'accompagnement à l'Ecole nationale de musique et de danse (de Mâcon.

Parallèlement, il développe sa carrière en se produisant soit en soliste, soit en formation de musique de chambre, et participe en tant qu'accompagnateur à de nombreux festivals et concours internationaux. Il accompagne par exemple chaque année le Concours International de chant Symphonies d’automne de Mâcon.

Compositeur, il a déjà signé une centaine d’œuvres instrumentales.

 

 

Le chœur des Amis de Shéhérazade 

Créé en 2011, le chœur Les Amis de Shéhérazade, fort de ses quarante choristes, a la particularité de se produire en concert avec des musiciens et des solistes professionnels sous la direction de Nour Koubaa-Guiguet, mezzo-soprano lyrique.

La première œuvre montée par le chœur fut L'homme armé, Messe pour la paix de Karl Jenkins.

Créée en 2011 à Bourg-en-Bresse et Tournus, puis reprise en 2012 à Saint-Marcel et à Mâcon, elle a été redonnée en décembre 2013 à Châtillon-sur-Chalaronne et à Cluny, accompagnée par une douzaine de musiciens.

Les concerts de juin 2013 ont été montés autour du Gloria de Francis Poulenc et de quelques œuvres de Gabriel Fauré. Le chœur avait invité pour l'occasion la soprano lyrique Marylin Clément.

La saison 2014 a rendu hommage à Giuseppe Verdi, à travers des extraits de quelques-uns de ses plus célèbres opéras : Aïda, Nabucco, Le Trouvère et La Traviata.

Marylin Clément, Georges Wanis, ténor lyrique et Nour Koubâa-Guiguet, mezzo-soprano lyrique, assuraient les parties solistes, accompagnés au piano par Jean-François Basteau.

En juin 2015, le chœur a interprété le Stabat Mater de Giovanni Battista Pergolesi, Les lamentations de Jérémie de Francesco Durante et Stella Coeli de Johann Michael Haydn. Il était accompagné de huit musiciens et entourait des deux chanteuses solistes professionnelles Marilyn Clément (soprano) et Emmanuelle Fruchard (mezzo-soprano).


15/10/2016
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Le programme

Acte I

  • Sur la place

  • Chœur des gamins

  • La cloche a sonné

  • Chœur des cigarières

  • Mais où est passée la Carmencita

  • Habanera

  • La lettre (parle-moi de ma mère)

  • Au secours, au secours

  • Près des remparts de Séville (Séguedille)



Acte II

  • Les tringles des sistres tintaient

  • Viva le torrero

  • Votre toast, je peux vous le rendre (torréador)

  • Nous avons en tête une affaire ! (quintette)

  • Je vais danser en votre honneur

  • La fleur que tu m’as donnée

  • La liberté

  • Ami, suis-nous



Acte III

  • Trio des cartes

  • Je dis que rien...

  • Le duel : quelques lignes plus bas...



Acte IV

  • A duo cuartos

  • Les voici, les voici

  • Duo final

  • Viva la course est belle




15/10/2016
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