Les amis de Shéhérazade

Les amis de Shéhérazade

Les interprètes

Les interprètes



Nour EL HOUDA KOUBAA-GUIGUET
CARMEN / Mezzo soprano

Mezzo-soprano, violoncelliste et chef de chœur, elle est issue d'une grande famille de musiciens de Tunisie.

À 15 ans, elle obtient son diplôme de musique du conservatoire de Tunis après avoir travaillé avec les grands maîtres de la musique orientale Slah et Mehdi et Mohamed Sâada.

Elle arrive en France en 1987 pour poursuivre ses études de violoncelle au conservatoire du 5ème arrondissement de Paris avec Annie Cochet, puis dans celle d'Alain Courmont à Chalon-sur-Saône où elle y obtient une médaille de bronze à l'unanimité. Conjointement, elle étudie à l'université Lyon 2 en lettres et civilisations étrangères où elle obtient sa licence en Juin 1994 et rentre au CFMI de Lyon où elle y obtient son diplôme de musicien intervenant à l'école en 1998 .

Cette discipline lui fait découvrir sa «voix». Elle entame par la suite son cursus d'études de chant lyrique dans la classe de Jean-Marc Bruine à l'école de musique de Mâcon où elle y obtient son DEM.

Elle est actuellement assistante spécialisée d'enseignement artistique à Châtillon-sur-Chalaronne et à Montrevel-en-Bresse .

Elle est aussi directrice artistique de l'association « Les Amis de Shéhérazade » qui, grâce au dévouement de ses membres, lui permet de réaliser les projets les plus fous, œuvres en chœur et orchestre : Messe pour la paix de Jenkins, le Gloria de Poulenc, les grands airs et chœurs de Verdi, les Lamentations de Jeremie de Durante et aujourd'hui Carmen de Bizet.

Elle y développe aussi la notion du cours de chant en groupe où la voix est outil de connaissance de soi et source d'énergie... et enfin les Heures musicales de Shéhérazade sous forme de concerts intimes où elle donne l'occasion aux musiciens régionaux de se produire

Elle a chanté récemment l’Élias de Mendelssohn à la Cathédrale de Genève sous la baguette de Florence Kraft Babel . Elle a aussi donné le coup d’envoi du festival lyrique à Hammamet Dar Sebastian fait son opéra.

Actuellement elle multiplie les actions pour dynamiser et donner un souffle nouveau au chant choral en Tunisie .

En tant que française d'origine maghrébine, consciente du poids et du rôle qu'elle a à jouer pour apaiser les tensions liées aux crispations identitaires auxquelles nous assistons, elle met en route les Concerts pour la Paix, désormais inscrits aux programmes, et fait de son héritage une vocation car elle croit fermement que la musique est le langage de cœur.



Catherine MANANDAZA
MICAELA / Soprano

Soprano d'origine malgache, elle se produit sur les scènes françaises et internationales dans un répertoire lyrique éclectique. A l'Opéra du Rhin avec Rousset et les Talens Lyriques dans Il Mercato di Malmantile de Cimarosa, elle débute avec l'un des principaux rôles, la Comtesse Giacinta.

Elle est invitée pour la réouverture de l'Opéra d'Alger et interprète les héroïnes mozartiennes sous la direction de Kouider : Fiordiligi, Donna Anna, la Comtesse des Noces de Figaro, qu'elle donne aussi à l'Opéra de Damas sous la direction de Kalmar. La ville de Xiamen (Chine) l'a conviée récemment à donner un grand récital lyrique avec l'Orchestre symphonique du même nom sur le thème des héroïnes de Puccini. Jean-François Zygel l'a sollicitée pour chanter Les Poèmes pour Mi de Messiaen au Théâtre du Châtelet à Paris.

Idéale pour servir des compositeurs tels que Verdi et Puccini, sa voix l’amène à incarner de grands rôles : Léonore (Le Trouvère) sous la baguette de Lebel à la Salle Gaveau, Tosca dans plusieurs productions, notamment à la Salle 3ooo à Lyon avec Fournier, La Traviata au Palais de l'Unesco à Paris, Aïda (rôle-titre) puis Abigaïlle (Nabucco) sous la direction de Chevtchouk à la Salle 3000 à Lyon, Santuzza (Cavalleria Rusticana) à Tours.

Elle a donné un récital à l'Opéra d'Alger avec l'Orchestre symphonique dirigé par Kouider lors de la 6ème édition du Festival international de musique classique d'Alger, et en concert au festival Piano Folies avec l’Orchestre de la Nouvelle Europe dirigé par Krauze.

Elle affectionne aussi la musique sacrée qu'elle chante régulièrement dans les grandes églises de Paris et de France dont, entre autres, le Requiem de Verdi à Notre-Dame, La Madeleine, au Festival d'Art Sacré de Lourdes, à la Cathédrale du Mans, à l'Amphithéâtre de Lyon avec A .Guérinot, le Stabat Mater de Dvorak au Théâtre de Compiègne.

Récemment, elle s'est produite en Allemagne (Renningen) avec le Requiem de Verdi et sur la scène de la Maison de la Culture de Clermont-Ferrand avec une recréation de La Sulamite de Chabrier sous la direction de Pavon, ainsi qu'à l'Opéra de Béziers en concert lyrique sous la direction de Krauze.

Une personnalité originale, généreuse et attachante qui séduit le réalisateur Philippe Lanfranchi qui en fait le personnage principal de son documentaire «Quai de Scène» diffusé à plusieurs reprises sur les chaînes TV Arte, Muzzik et Mezzo.



Jean-Christophe GREGOIRE-ALBERTINI
ESCAMILLO / Baryton

Après ses premiers pas sur scène comme comédien, parallèlement à son métier d’instituteur, il se consacre pleinement à l’art lyrique et commence sa carrière de soliste dans de multiples productions d’opéras, opéras comiques et oratorios dans les théâtres et grandes salles de France.

Il est remarqué à ses débuts par Jacques Martin qui l'invite à plusieurs reprises dans son émission. Il participe à l'enregistrement du Requiem de Fauré pour la télévision. Il est, avec Catherine Manandaza, le personnage principal du documentaire «Quai de Scène» réalisé par Philippe Lanfranchi.

Fondateur de l’association et du chœur «Voix Si - Voix La» avec qui il produit régulièrement, met en scène et dirige de nombreux spectacles et concerts, comme l’opéra Didon et Enée de Purcell présenté en 2013 et 2014 aux théâtres de Bagneux et Gonesse.

Il tourne également en France deux créations originales, L’Opéra du Vin et L’Homme et la Mer, qu’il a conçues, met en scène et interprète.

Depuis plusieurs années, il est remarqué dans de nombreuses productions : Les Pêcheurs de Perles (Zurga) à Pézenas, Les Mousquetaires au couvent (Brissac) à Arras, Les Saltimbanques (André) au Pin Galant de Mérignac et à Toulouse, Les Cloches de Corneville (le Marquis) à Calais, L’Opéra du Vin en Corse et à Paris, El Canto General au Mans, à Alençon et en Crimée, un concert d’opéra en Chine à Xiamen, etc.

Il est Escamillo dans Carmen à Boulogne, Mazetto dans Don Giovanni à Rabat ( Maroc), Germont dans des extraits de La Traviata sous la direction de Florentino Calvo. Il incarne Papageno dans La Flûte Enchantée pour l’inauguration du nouveau Théâtre du Mans, il participe au Festival Offenbach de Briançon sous la direction de Keck, le Pin Galant l’accueille dans Le Prince de Madrid.

Il participe régulièrement au Canto General au Mans, à Alençon, en Crimée et en Grèce.

En 2015, il dirige La Passion selon Saint Jean de Bach avec le choeur «Voix Si - Voix La» et orchestre.



Georges WANIS
DON JOSÉ / Ténor

De père égyptien et de mère italienne, Georges Wanis a poursuivi de solides études musicales. Tout d'abord au Caire auprès de Violette Makar, il complète son apprentissage dès 1995 auprès de Caroline Dumas à l'Ecole Normale de Musique de Paris.

C'est au sein de cette école qu'en 1998, il est premier nommé à l'unanimité avec les félicitations spéciales du jury. Il obtient ainsi le Diplôme supérieur d'exécution du chant et le Prix de mise en scène avec Michel Roux et Michel Hamel.

De nombreux autres prix dans plusieurs concours internationaux ont ponctué ses débuts professionnels .

Georges Wanis se produit régulièrement tant dans les plus grands rôles du répertoire qu'en récital ou dans des oratorios.

Il est ainsi l'invité régulier des concerts donnés à l'Église Saint-Julien-le-Pauvre à Paris avec un Hommage à Pavarotti qui remporte l'adhésion du public.

Mais si le bel canto est son domaine de prédilection, il est également remarquable dans des œuvres de Bach, Schumann, Berlioz, Cimarosa, Mozart, Saint-Saëns, Honegger, Britten, Monteverdi...

À la scène, il a été Don Ottavio dans le Don Giovanni de Mozart, Nadir dans Les Pêcheurs de Perles de Bizet, Alfredo dans La Traviata de Verdi, Nicias dans Thaïs de Massenet, le Duc de Mantoue dans Rigoletto de Verdi, Faust dans le Faust de Gounod, Cavaradossi dans Tosca de Puccini...

Sa curiosité l'a amené également vers des rôles moins connus du répertoire comme Satyavan dans Savriti de Holst ou dans des créations mondiales comme Ibn Sina (Avicenne) de Michiel Borstlap pour le rôle-titre ou El Nafas de Tarik Benouarka. Bien sûr, il s'est produit dans les plus grand théâtres et festivals tant en France qu'à l'étranger.

Il a travaillé avec les plus grands tels les pianistes Svetlana Eganian, Aldo Ciccolini; Dominique Rouits, Davide Crescenzi, Ivan Filev, Giorgio Crocci, Jung Hwa Moon pour la direction d'orchestre, Alain Fondary, Bonaldo Giaiotti, Giuseppe Giacomini, Wilhelmina Fernandez, Bruna Baglioni, Alain Vanzo, pour les chanteurs ou Vittorio Rossi comme metteur en scène...

Georges Wanis ajoute enfin à cette large palette un sens pour la pédagogie. Il est à l'initiative de master class qui se déroulent chaque année en Egypte, offrant ainsi au pays de sa formation initiale cet amour du chant et de cet art absolu qu'est l'opéra. Il dirige aussi plusieurs chœurs. Il s'investit pour la promotion de l'orchestre égyptien Al Nour Wal Amal, constitué uniquement de femmes non-voyantes.



Jean-François BASTEAU
Pianiste

Après avoir effectué ses études au Conservatoire national de région de Nancy, il obtient en 1979 une Médaille d'or en piano. En 1981, il obtient le Prix inter-régional de piano à Strasbourg et, en 1983, un Diplôme supérieur d'enseignement à l'École Normale de Musique de Paris.

Depuis 1985, il enseigne le piano ainsi que l'accompagnement à l'Ecole nationale de musique et de danse (de Mâcon.

Parallèlement, il développe sa carrière en se produisant soit en soliste, soit en formation de musique de chambre, et participe en tant qu'accompagnateur à de nombreux festivals et concours internationaux. Il accompagne par exemple chaque année le Concours International de chant Symphonies d’automne de Mâcon.

Compositeur, il a déjà signé une centaine d’œuvres instrumentales.

 

 

Le chœur des Amis de Shéhérazade 

Créé en 2011, le chœur Les Amis de Shéhérazade, fort de ses quarante choristes, a la particularité de se produire en concert avec des musiciens et des solistes professionnels sous la direction de Nour Koubaa-Guiguet, mezzo-soprano lyrique.

La première œuvre montée par le chœur fut L'homme armé, Messe pour la paix de Karl Jenkins.

Créée en 2011 à Bourg-en-Bresse et Tournus, puis reprise en 2012 à Saint-Marcel et à Mâcon, elle a été redonnée en décembre 2013 à Châtillon-sur-Chalaronne et à Cluny, accompagnée par une douzaine de musiciens.

Les concerts de juin 2013 ont été montés autour du Gloria de Francis Poulenc et de quelques œuvres de Gabriel Fauré. Le chœur avait invité pour l'occasion la soprano lyrique Marylin Clément.

La saison 2014 a rendu hommage à Giuseppe Verdi, à travers des extraits de quelques-uns de ses plus célèbres opéras : Aïda, Nabucco, Le Trouvère et La Traviata.

Marylin Clément, Georges Wanis, ténor lyrique et Nour Koubâa-Guiguet, mezzo-soprano lyrique, assuraient les parties solistes, accompagnés au piano par Jean-François Basteau.

En juin 2015, le chœur a interprété le Stabat Mater de Giovanni Battista Pergolesi, Les lamentations de Jérémie de Francesco Durante et Stella Coeli de Johann Michael Haydn. Il était accompagné de huit musiciens et entourait des deux chanteuses solistes professionnelles Marilyn Clément (soprano) et Emmanuelle Fruchard (mezzo-soprano).



15/10/2016
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